Dernier lavage
Baromètre : 1015 mb
Ciel : nuageux, neige passagère
Vent : SE 25-30 nd
Température extérieure : -1.1°
Indice de refroidissement du vent : -7°
Température timonerie : 12.6°
Température cambuse : 14.1°
Température cabine avant : 9°
Température passerelle : 19°
Température chambre des moteurs : 10.4°
Consommation fuel : 13 litres /24h
Chauffage : cuisinière Dickinson, niveau 2
Le week-end a été agité: samedi soir, invitation au bal d'halloween, "en ville". Dimanche soir, visite de trois amis Francophones et bon repas du soir, lundi re-visite de Mathieu qui vient m'apporter deux magnifiques steaks à déguster. Mathieu, arrivé la veille de Montréal et voulant découvrir ce qu'est une nuit dans un bateau, reste à bord. Le vent s'étant levé, il va apprécier les mouvements!
Mardi matin, la température est remontée subitement pour frôler les -1 degré. Je profite de l'occasion pour laver une dernière fois le bateau qui en a besoin. Si proche de l'aéroport, Aurora a été plusieurs fois noyée dans les bourrasques de poussière provoquées par les réacteurs.
La pompe électrique est gréée et puise de l'eau de mer sous la glace flottante. C'est limite ; le jet givre en touchant les parois métalliques mais on arrive à faire un vrai dernier lavage à l'eau de mer. Il n'y aura pas de rinçage, l'eau douce gèlerait immédiatement. Un vrai plaisir et Mathieu prend en charge énergiquement le brossage. Je l'enremercie encore car ce n'est pas facile et on est vite congelé à jouer avec l'eau. Cette saute de température est due à une dépression qui passe dans le sud. Dès demain mercredi, des températures normales pour la saison sont prévues : -12°.
Sur la dernière photo,
on voit clairement ce que l'on appelle un film graisseux: Il s'agit de glace fondue d'une très fine épaisseur, quasi transparente. C'est malgré tout suffisant pour calmer instantanément la houle et les petites vagues qui déferlent avec 25 noeuds de vent de sud-est.
J'ai fait reculer le bateau de 20 mètres environ pour pouvoir sortir plus facilement de cette crique aux prochaines grandes marées. A ce moment là, il sera temps de rejoindre le milieu de la baie pour hiverner. L'échouage dans la glace est de plus en plus difficile. Au moment de toucher, certains glaçons s'intercalent sous la coque et font gîter le bateau de manière totalement aléatoire et donc différente à chaque marée. Bientôt je ne flotterai plus pour 15 jours environ. J'espère que le dernier échouage ne sera pas à 20 degrés sur un bord, la vie n'en sera pas facilité.
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